top of page

Gestuelle

La gestuelle, c'est l'art de bien placer son corps, en respectant les équilibres, les forces, afin de passer des passages de plus en plus difficiles.

Préhensions et prises de la main

La main sert, soit à tirer ou pousser pour progresser dans la voie, soit à équilibrer l'appui des pieds. Suivant la forme de la prise (aspérités, grosseur, surface), le grimpeur a le choix entre différentes positions de la main.

La préhension arquée

On utilise cette préhension lorsque les prises à tenir sont petites (réglette, petite écaille, goutte d'eau,...). La main est fermée et la dernière phalange est en appui sur la prise, le pouce vérouillant l'index. La forme représentée par les deux phalanges ressemble à un arc de cercle. Cette préhension, très efficace, donne une impression de puissance mais reste à tenir avec prudence puisque, faisant travailler les doigts dans le mauvais sens, peut s'avérer traumatisante. Un grand nombre de tendinites ou de ruptures de poulie proviennent de cette position.

La préhension tendue

Cette préhension est sollicitée pour des prises plutôt fuyantes (aplats, bossette, bosse,...) qui demande au grimpeur de progresser en adhérance. La peau des doigts de la main et quelquefois la paume sont en contact avec le rocher. Respectant le mieux l'anatomie de la main, cette position est beaucoup moins traumatisante et est à appliquer le plus souvent possible.

La préhension semi-tendue

Cette position est le compromis entre les deux positions précédentes. Moins stable que la préhension arquée, elle permet quand même de développer plus de puissance sur la prise qu'en position tendue. Elle est utilisée pour les prises intermédiaires entre les plats et les réglettes. Dans cette position, la première phalange des doigts est en appui sur la prise mais ne sont pas positionnés à revers de l'articulation, contrairement à la préhension arquée. Le pouce ne vient pas armer l'index et reste contre le rocher.

La pince

C'est l'action de pincer entre le pouce et les autres doigts (soit les doigts entiers, soit la première phalange) une prise : colonne, une colonette, une lunule, trous rapprochés,...

Le verrou

Cette préhension est réalisée avec les doigts, avec le poing ou encore avec le coude. Le grimpeur glisse sa main dans une fissure et verrouille en exerçant une rotation. C'est une position qui peut être douloureuse mais qui permet au grimpeur de progresser sur un rocher lisse et sans aspérité autre qu'une fissure.

L'opposition

Cette position s'exerce avec la paume posée à plat et en appui contre la prise, ce qui permet au grimpeur de pousser sur la paroi et d'opposer à cette force une autre provenant de sa main, de son dos ou de ses membres inférieurs.

Prises de main

Le plat ou l'aplat

Prise horizontale et plate que le grimpeur saisit main ouverte avec les doigts tendus pour faire jouer l'adhérance de la peau. Cette prise est difficile à tenir en dévers.

La réglette

Petite prise horizontale que les grimpeurs "arquent" avec la première phalange des doigts. On distingue généralement les tailles de réglettes : jusqu'à 5 mm, on parle de micro-réglettes ; entre 5 mm et 2 cm, c'est la réglette classique ; au-delà, on peut parler de strate.

La goutte d'eau

Petite prise formée par l'érosion du rocher que les grimpeurs prennent avec 1 ou 2 doigts suivant la taille de la prise.

La cupule

Goutte d'eau évasée.

La verticale

Prise, généralement une réglette, en position verticale que le grimpeur prend généralement soit en carre externe, soit en épaule.

La colonne /colonette

Formation du calcaire en dévers, réalisée par l'écoulement de l'eau. Le grimpeur prend cette prise en pince.

La cannelure

A l'inverse des colonnes, les cannelures sont creusées dans le rocher (en dalle) par l'écoulement de l'eau. Elle se prennent soit en verticale, soit en opposition, les mains à plat ou en pince.

La pincette

Prise de petite taille que le grimpeur pince entre le pouce et la première phalange de ses doigts.

Le trou

Prise dans laquelle le grimpeur rentre les doigts. Elle peut être plus ou moins large. Si le grimpeur n'a la place que pour un doigt, on l'appelle mono-doigt (ou mono) ; si le grimpeur peut mettre deux doigt, il s'agit d'un bi-doigt (ou bi). Si le grimpeur peut entrer tous ses doigts, il s'agit d'un plat ou d'un bac.

Le bac / baquet

Prise large et profonde facile à tenir.

L'inversé

Prise dirigée vers le bas que le grimpeur prend poignet tourné vers le haut. Il incite soit des mouvement en care externe, soit des mouvements d'opposition entre les mains et les pieds.

L'oreille

Prise en arc de cercle, généralement de petite taille que l'on saisit en épaule.

Le râteau de chèvre

Fissure large ou arête que l'on saisit sur le fil, main à plat et pied en adhérence.

Le knobs

Prise granitique ressortant du rocher. Les knobs forment de véritables prises d'escalade : réglette, oreille, plat ; ressortant des dalles granitiques.

Préhensions et prises de pied

En escalade, la pose des pied est importante puisqu'elle permet d'économiser les muscles des bras d'autant plus que les muscles des jambes s'épuisent beaucoup moins vite. Les pieds servent à pousser ou alors à tirer sur les prises pour progresser, mais aussi à s'équilibrer (crochetage et appui notamment).

La pointe

La pointe de pied est principalement utilisée pour pousser et progresser, mais peut dans de nombreux cas être utilisée pour s'équilibrer en tirant dessus. La pointe de pied est utilisée sur les grattons, cupules, gouttes d'eau ou autres trous du rocher.

La carre interne

Afin de garder le bassin contre la paroi lorsqu'il est de face, le grimpeur utilise beaucoup la carre interne de son pied. Pour réaliser cette position, le grimpeur appuie le bout des orteils sur la prise tout en rigidifiant son pied ; le talon est tourné vers l'intérieur pour augmenter la surface de contact avec le rocher.

La carre externe

Lorsque le grimpeur est de profil, il utilise cette position pour rester près du rocher. En carre externe, le talon est tourné vers l'extérieur et les extrémités des orteils sont en contact avec la prise.

L'adhérence

Cette position est utilisée lorsque le rocher présente peu de prises ou d'aspérités et qu'il s'agit de plats et de bossettes. Le grimpeur pose le pied perpendiculairement à la paroi et tire le talon vers le haut, bien que celui-ci ne soit jamais très haut. La gomme des chaussons doit être au maximum en contact avec le rocher.

Le verrou

De la même manière que pour les mains, le grimpeur peut "verrouiller" les fissures avec ses pieds. Pour ce faire, il pivote le pied pour rentrer la pointe, le pied ou la jambe dans la fissure et par une rotation, le coincer.

Le crochetage de talon

Cette position, utile en sortie de toit et en gros dévers, permet au grimpeur d'économiser son énergie en posant son talon sur une prise au niveau de ses mains et en tirant sur sa jambe pour atteindre une prise de main plus haute.

Le crochetage de pointe

Contrairement au crochetage talon, le crochet de pointe ne serre pas à progresser mais à s'équilibrer dans les dévers et les toits. Pour réaliser ce mouvement, il faut une prise relativement bonne, saillante ou creuse, pour placer la pointe derrière et tirer sur sa jambe.

L'appui

L'appui est utilisé pour s'équilibrer, notamment dans les mouvements de profil. L'appui peut aider le grimpeur à progresser car l'adhérence du chausson, même sur la tige, peut constituer une aide précieuse.

L'opposition

Tout comme les mains, les pieds peuvent être mis en opposition. Les pieds sont alors posés à plat, en opposition l'un l'autre (fissure large ou cannelure) ou en opposition au dos (ramonage).

Prises de pied

Le trou

Trou dans le rocher où le grimpeur rentre la pointe du chausson.

La bossette

Petit aplat en forme de bosse pour les pieds que le grimpeur place en adhérence ou en carre interne ou externe. C'est l'équivalent du plat des mains, pour les pieds.

Le gratton / cachou

Prise de pied en saillie sur le rocher de très petite taille. Le grimpeur peut poser son pied de différentes façons (carre interne, carre externe) suivant la position dans laquelle il veut progresser (de face, de côté,...).

La réglette

Petite prise horizontale pour le pied que le grimpeur peut aussi bien prendre en carre externe qu'en carre interne.

La verticale

Prise verticale sur laquelle le pied doit être en opposition (ou le grimpeur en lolotte ou en opposition) pour qu'elle permette d'aller chercher une prise plus haut.

La colonne ou colonette

Formation calcaire issue de l'écoulement de l'eau dans les dévers. Le grimpeur positionne ses pieds en adhérence ou en crochetage talon ou y effectue des grenouilles.

La fissure

Dans les fissures, la pointe de pied, le pied ou la jambe y sont coincés.

La cupule

Goutte d'eau évasée où l'on place les pieds en pointe.

La goutte d'eau

Prise formée par l'érosion du rocher où l'on peut placer les pieds en pointe ou en carre suivant la configuration des gouttes d'eau.

La cannelure

A l'inverse des colonnes, les cannelures sont creusées dans le rocher par l'écoulement de l'eau (dalle). Les pieds viennent en opposition ou sont coincés entre les cannelures.

Le knobs

Prise granitique ressortant du rocher. Les knobs forment des prises d'escalade typique de la SAE. Les pieds sont placés en pointe ou en carre.

Les mouvements

Depuis l'apparition de l'escalade sportive, les grimpeurs n'ont cessé de rechercher et de créer des mouvements qui pourraient leur permettre d'aller plus loin en s'économisant le plus possible.

La gestuelle est une composante essentielle de la technique. Enrichir sa gestuelle vient en pratiquant une escalade variée (de la dalle au plus gros dévers) sur des sites naturels ou des SAE et en changeant régulièrement de compagnon de cordée.

Le repos

Consiste a s'arrêter pour souffler et éviter la montée d'acide lactique dans les avants bras. A faire le plus souvent possible.

Les placements activant le bas du corps

Le carre externe

B-A BA du grimpeur de base, très utile en dévers ou lorsque la ligne de prises est verticale. Grimper en carre externe est plus technique en dévers, mais permet une escalade plus fluide et surtout plus économique lorsque les pieds sont assez nombreux. Elle consiste à poser le pied sur son côté externe et donc de coller la hanche à la paroi, mettant le corps plus près de la parois

L'adhérence

Ce placement est réalisé lorsqu'il n'y a pour prise de pied qu'un plat ou une vague bossette. La partie avant du chausson est contre le rocher, le pied plié, offrant le plus de gomme en contact avec la paroi.Le grimpeur pousse fortement sur son pieds est y place tout son poids. La jambe, initialement fléchit, se tend.

Le changement de pied

Il arrive que, dans un passage, il n'y ait qu'une seule prise que le grimpeur puisse utiliser avec ses deux pieds, par exemple en traversée. Il existe plusieurs façons de changer de pied sur une prise : • Placer le premier pied sur le bord de la prise, ramener le second à côté avant d'enlever l'autre. • Placer le premier sur la prise. Ramener le second par dessus et effectuer un petit saut • Effectuer un petit saut directement sans ramener le pieds par dessus l'autre.

La lolotte

La lolotte est un mouvement qui permet de s'équilibrer lors de la progression et de garder le bassin plaqué contre le rocher (alors qu'une position de face aurait éloigné le corps de la paroi). Très utile en dévers, ce placement peut être utilisé par des grimpeurs qui n'ont pas assez de force pour faire le mouvement. Placer le pied sur la prise et enrouler-la en tournant le genou vers l'intérieur (style désarticulé). Les jambes doivent être écarté. La jambe opposée peut-être tendue ou pliée.

Le drapeau

Le drapeau est une élégante position qui consiste à avoir les points d'appui dans le même axe, et une jambe faisant balancier ou contre poids. Il permet au grimpeur d'équilibrer son corps pour aller chercher une prise sans se tourner (carre externe) ou partir en vrille. Ce placement remplace l'ombrelle de la funanbule. Ce mouvement, peut être utile lorsque les prises sont dans le même axe Vertical ou Horizontal. Alors qu'un pied est sur une prise, passer la jambe opposée derrière la jambe en appui pour "faire balancier".

Le cancan

Ce mouvement est également un "drapeau". Comme pour le drapeau, ce placement est utile lorsque les prises sont dans le même axe. Inversement au drapeau, le grimpeur tourne le bassin et passe la jambe devant celle qui est en appui (généralement tendue).

Le crochet de talon

Ce mouvement permet de s'alléger tout en trouvant un point d'appui supplémentaire. Mouvement très utilisé en sortie de toit ou pour les gros dévers. Aller chercher une grosse prise de pied située au même niveau que les mains en mettant le talon et non la pointe sur la prise. Appuyer sur le talon pour se redresser et atteindre une prise plus haut.

Le crochet de pointe

Utilisé également en toit et en gros dévers, ce mouvement permet au grimpeur d'économiser de l'énergie, de fermer son bras et de moins utiliser les abdominaux pour rester plaqué au rocher. Mettre la pointe du pied sur une prise et tirer sur la pointe. La prise peut être située au même niveau que les mains.

Le pied-main

Mouvement réalisé lorsqu'il y a peu de prises pour les mains et les pieds et le grimpeur doit aller chercher une prise de main très loin. Il s'agit d'une manière de se rétablir. Mieux vaut avoir une bonne prise, au niveau du pieds-mains. Placer la main sur la prise. Attention, la main doit laisser une place pour le pied. Ramener le pied à côté de la main, en pointe ou en talonnette. Enlever la main et charger la prise avec le pied.

Le yaniro

Le yaniro permet au grimpeur d'aller chercher une prise avec la main quand il n'y a rien pour les pieds. Ce mouvement est souvent utilisé dans les toits lorsqu'il n'y a pas de prises de pieds, au niveau d'un rétablissement ou pour éviter de jetter. Les mains sont sur de bonnes prises. Les bras sont tendus. Passer la jambe par dessus le bras opposé de cette jambe. Prendre appui sur celui-ci pour atteindre avec l'autre bras la prise en vue. L'autre jambe doit être dans le vide pour conserver l'équilibre.

La grenouille

Ce placement est utilisé par les grimpeurs pour se reposer. Placement réalisé en dalle verticale. Les deux pieds sont sur une même prise. S'accroupir en collant les pieds et le bassin au rocher.

Les placements activant le haut du corps

Le blocage

La position de blocage consiste à tenir (bloquer) d'une main une prise pendant que l'autre main se dirige vers une autre prise.

Le changement de main

Comme pour le changement de pied, le grimpeur doit changer de main sur la même prise. Placer une main sur la prise et ramener l'autre main à côté. Le changement de main peut être plus délicat. Le grimpeur peut alors changer ses doigts un par un. On dit qu'il pianote. Quel virtuose !

Le croisé et le décroisé

Le grimpeur croise avec une plus ou moins grande amplitude lorsqu'il ne peut pas changer de main pour aller chercher une prise sur le côté. La difficulté ne vient pas du croisé mais du mouvement pour décroiser ses bras, qui peut mettre le grimpeur en déséquilibre. On peut utiliser le croisé pendant une traversée. Passer un bras par dessus ou par dessous l'autre. Penser à décaler les pieds dans le même axe verticale que la main pour ne pas être déséquilibrer lors du décroisé. Lors du décroisé, il faut tourner le bassin contre la paroi et enrouler doucement le pied en carre externe.

Le derviche

Le grimpeur veut aller chercher une prise située assez loin dans un axe horizontal sans changer de main sur la prise précédente. Mouvement croisé par dessous le bras, pour faire face au public. La tête passe alors sous le bras d'appui pour permettre au second (bras) d'atteindre une prise placée plus haut. Nb : le derviche est aussi appelé "Edlingette".

Epaule

Ce placement, sollicitant la partie de l'épaule du grimpeur, permet à celui-ci de bloquer plus efficacement que lorsqu'il est de face. Ce mouvement est utile en dévers pour avoir un blocage plus important puisqu'il sollicite un des plus gros muscles du corps. Prendre une prise de côté avec la main et développer son poids sur la même jambe que le bras.

Les mouvements activant les deux parties du corps

Le jeté

Beaucoup de mouvements dans l'escalade d'une voie sont des mouvements statiques, mais il peut arriver que le grimpeur soit trop fatigué pour supporter un autre blocage ou que la prise soit trop éloignée pour que le sportif l'atteigne sans dynamiser. Il faut alors jeté. Les prises de décollage et de reception doivent toutes deux être bien repérées. Les mains sont sur de bonnes prises et les pieds doivent être le plus haut possible. Fléchir les jambes en regardant la prise à atteindre. Prendre de l'élan et pousser sur les jambes tout en tirant sur les bras. Attention, ce mouvement demande une coordination parfaite pour être réussi. Quand la prise de main est atteinte, monter tout de suite les pieds pour ne pas rester pendu sur les bras.

Le dülfer

Le dülfer est un mouvement réalisé lors d'une escalade en opposition c'est à dire que la force appliquée par les bras s'oppose à la force appliquée par les jambes. Ce mouvement est un mouvement typique de l'escalade en fissure. Placer les mains de côté et dans la fissure. Plaquer les pieds à plat contre le rocher (à ce moment, le corps est cassé en deux, les jambes légèrement fléchis contre le rocher et les fesses en arrière). Tirer sur les bras et pousser sur les pieds pour opposer les forces. Monter progressivement les mains puis les pieds.

L'opposition

Ce mouvement serre également à appliquer deux forces dans le sens opposé pour progresser. Mais, différement du dülfer, l'opposition oppose le côté droit au côté gauche. Généralement réalisé par les grimpeur lors d'escalade de dièdre, de cheminée, ou dans des cannelures ... Placer les paumes des mains et les pieds contre le rocher. Pousser avec les quatres membres pour exercer une force. Grimper progressivement en ramenant le corps contre le rocher pour monter le pied droit et la main droite, puis le pied gauche et la main gauche.

Améliorer sa gestuelle

Généralement, les causes d'échec dans une voie sont dues : • à un manque de précision dans les appuis (ex : replacement fréquent du pied sur la prise), • à un tâtonnement lors de la saisie des prises, • à des transferts d'appui incomplets, • à des équilibres, des placements et des mouvements non optimisés, • à un déséquilibre lors d'un mouvement. Afin de réduire ces différentes causes d'échec, plusieurs exercices peuvent être proposés afin que le grimpeur améliore ses placements et sa gestuelle.

Varier les styles

Varier le type de rocher (granit, calcaire, grès, résine, ..) et les profils des voies(dalle, dévers, toit,...). A noter aussi que l'escalade de bloc va permettre au grimpeur d'enrichir son répertoire gestuelle beaucoup rapidement que l'escalade en falaise : répétition des blocs, variété des mouvements, etc.

Travail spécifique

Travailler des mouvements techniques (pied main, croisé, drapeau,..), par thème. Par exemple, le grimpeur peut s'imposer de réaliser le plus grand nombre de drapeau dans une voie donnée. Pour ce faire, il est nécessaire de choisir une voie adaptée au thème choisi.

Répéter une voie

Dans une voie de difficulté juste inférieure à son niveau max (1 degré ou un demi degré en-dessous), rechercher en répétant la voie 2 à 3 fois : • à affiner la gestuelle en trouvant de nouvelles positions, par exemple en comparant ses méthodes avec celles de son compagnon de cordée ; • à grimper de la manière la plus esthétique possible (rechercher la beauté du geste).

Travailler une voie

Beaucoup de grimpeurs ne se contentent que de réaliser des voies à vue. Le travail d'une voie va permettre d'affiner sa gestuelle (et de repousser ses limites physiques). La précision dans les mouvements est alors primordialement.

Grimper au ralenti et sans s'arrêter dans la voie

En moulinette, dans une voie d'1 ou 2 degrés inférieurs à son niveau max, réaliser cette dernière au ralenti en déroulant les mouvements sans s'arrêter. Le corps doit toujours être en mouvement. Cet exercice permettra non seulement d'améliorer sa gestuelle, mais aussi d'apprendre à anticiper et à enchaîner les mouvements

Exercices pour améliorer les placements du grimpeur

Pieds liés

Pour éviter de faire de trop grands pas, le grimpeur peut progresser dans la voie les pieds liés par une ou deux dégaines.

Appuis et transfert du poids

Faire des traversées pour améliorer les transferts d'appui d'un pied sur l'autre. Le grimpeur peut avoir pour contrainte de toucher sa cuisse ou sa fesse avec son talon (au moment de la flexion de la jambe). Il peut aussi mettre un sangle de 50 cm environ, attachée au niveau du bassin et pendant entre ses jambes. Un mousqueton y est attaché à son extrémité. Le grimpeur ne peut alors bouger son pieds qu'une fois la sangle positionnée à hauteur du pied en appui, sur lequel il met progressivement le poids de son corps.

Grimper sans les mains

Le grimpeur peut effectuer des traversées les mains à plat sur le rocher ou même grimper sans les mains sur une dalle inclinée. Outre l'adhérence et l'équilibre, cet exercice permet au grimpeur débutant d'appréhender ses appuis.

Prise touchée, prise tenue

Pour améliorer la précisions dans la pose des pieds et la prise des mains (et éviter le tâtonnement des prises) : cet exercice est appelé "prise touchée, prise tenue". Quand le grimpeur prend la prise ou pose un pied dessus, il ne doit plus bouger son pied ou sa main et est forcé de se développer dans cette position. Le grimpeur devra donc choisir les placements optimaux et s'efforcer à lire et anticiper ses mouvements.

Améliorer le rythme et la prise de décision du grimpeur

Grimper rapidement

Grimper rapidement dans une voie facile ou dans une voie connue. L'exercice se fait d'abord en moulinette, puis en tête. Chronométrer si nécessaire.

Répéter une voie

Dans une voie de difficulté juste inférieure à son niveau max (1 degré ou un demi degré en-dessous), rechercher en répétant la voie 2 à 3 fois : • les points de repos ; • les positions de moindre effort ; • A adapter le rythme en fonction des difficultés rencontrées.

Réalisation à vue

Transposer les acquis de l'après travail dans la réalisation d'une voie à vue en utilisant au maximum : les points de repos, les positions de moindre effort et en grimpant très rapidement les section difficiles. La prise de décision

Anticiper les mouvements au pied de la voie

S'obliger à dire les mouvements que l'on va faire pendant la voie et essayer de s'y tenir.

Diminuer les temps intermédiaires

Chronométrer le temps passé dans la réalisation d'une voie à vue hormis les temps de repos et de progression, et diminuer ce temps pour des voies d'un même niveau et d'une hauteur comparable.

Prise touchée, prise tenue

Optimiser la décision en s'obligeant à tenir (et à grimper) toutes les prises qui ont été touchées (Prise touchée, prise tenue)

Les différents types d’escalade

Les salles d'escalade (SAE)

En devenant une activité sportive à part entière, l'escalade a su développer ses outils d'entraînement spécifiques à son activité et permettant aux adeptes de cette pratique de grimper par tous les temps. Des murs d'escalade reproduisant le rocher ont alors été créés à l'intérieur de gymnases ou de hangars, ce sont les SAE : Structures Artificielle d'Escalade.
Bien souvent, les salles sont dédiées à la seule activité escalade. Il arrive toutefois que la salle fasse partie d'un complexe sportif municipal ou privé (comme très souvent en Belgique) ou soit associé à une salle de musculation ou un club de gym.
Les murs sont constitués de planches en bois (planes ou thermoformées) ou de plaques en résine moulées. Sur ces plaques, sont insérées des prises de couleur en résine restituant l'ensemble des préhensions que présente le rocher naturel.
Elles permettent aux débutants d'assimiler les techniques et manoeuvres et la gestuelle de l'escalade, et aux grimpeurs confirmés de s'entraîner afin de progresser ou d'apprendre une autre gestuelle qu'ils pourront retranscrire en site naturel.
Elles sont également de plus en plus utilisées par les écoles qui voient en elles un moyen de développer de nombreuses qualités chez les élèves : schéma corporel, concentration, confiance mutuelle,...
Bien que l'escalade en salle se rapproche de l'escalade en site naturel, bien souvent, la pratique en salle est beaucoup plus physique et sollicite davantage la force des bras. En effet, de nombreuses villes ont créé des murs aux profils fortement déversants. La pratique demande alors un entraînement spécifique afin d'accéder aux sommets des voies. De plus, un entraînement en salle sera plus soutenu qu'en falaise grâce au nombre de voies réalisées dans le même laps de temps(bien supérieur au nombre de voies faites en extérieur).

Le pan

Le pan est une structure artificielle d'escalade (SAE) particulière dédiée à un entraînement spécifique. Il est généralement composé de panneaux en bois couverts de prises avec une trame (espacement des prises) et un nombre de prises très denses.
Le grimpeur peut travailler toutes les filières énergétiques de l'escalade. En effet, suivant le nombre de mouvements qu'il réalise à chaque répétition et l'intensité de ces derniers, le grimpeur peut travailler la force, la résistance ou la continuite.
Le grimpeur crée lui-même ses voies, ce qui est intéressant puisqu'il pourra axer son travail sur les mouvements qu'il doit perfectionner.
C'est un excellent outils pour l'entraînement, outils qui peut devenir ludique s'il se crée une émulation entre les différents grimpeurs "échangeant leurs combinaisons" et essayant celles des autres.
De plus, le pan permet de travailler la technique. Grâce au profil généralement très déversants des pans, le grimpeur est obligé d'utiliser différents placements et une gestuelle qu'il pourra ensuite retranscrire en falaise. Comparable à la pratique du bloc, l'escalade sur pan ne dépasse pas 5 mètres de hauteur, mais constitue pourtant un terrain de jeu inépuisable.

Le bloc

Depuis plusieurs décénnies, les grimpeurs escaladent des blocs de rocher allant de deux à quelques 15 mètres de haut.
C'est à Fontainebleau, au début du siècle, que les alpinistes vivant à Paris ont commencé cette discipline dans le but de s'entraîner pour aller ensuite escalader les plus grandes parois rocheuses des Alpes.
De cette pratique est née une activité à part entière et complètement démocratisée.
Un bloc est un rocher naturel de moins de dix mètres, que le grimpeur peut gravir sans assurance. Les blocs sont issus de l'érosion (bloc de grès de Fontainebleau) ou se sont détachés de grandes parois (Ailefroide,...)
Certains sites possèdent des parcours entièrement fléchés et numérotés. Chacun des blocs sont alors nettoyés et brossés. Le passage régulier des grimpeurs assure la pérénité de ce nettoyage. D'autres sites n'ont pas de parcours fléchés, mais sont néanmoins nettoyés. Le grimpeur choisit alors les itinéraires qu'il a envie de réaliser.
Il existe malheureusement peu de topos décrivant les sites de blocs. Les grimpeurs doivent alors se référer à leur feeling.

Les falaises (sites sportifs - couennes)

Durant l'après-guerre, l'escalade s'est développée. L'escalade était alors un moyen (et non une fin) de progresser et de repousser les limites pour arriver en haut d'un sommet. A cette époque se sont développées un ensemble de falaises dédiées à la seule pratique de l'escalade.
L'essor de l'escalade sportive fut accompagné du développement du matériel et a permis aux grimpeurs de pratiquer un terrain possédant des voies de plus en plus dures et aseptisées qui permet au grimpeur d'aller au bout de lui-même sans penser à la chute qui, en montagne, serait fatale.
La pratique de l'escalade sportive a favorisé l'ouverture de falaises de faible hauteur, communément appelées couenne. Ces voies ne font qu'une longueur de corde (entre 10 et 50 m), et le grimpeur, libre de grimper en tête ou en moulinette, est assuré du pied des voies. Après la voie, il redescend et assure ensuite son collègue. Cette pratique s'est généralisée pour devenir la plus courante aujourd'hui.

Les grandes voies

Le nom de Grandes Voies nous fait tous rêver : l'immensité des paysages, la montagne qu'on apprivoise tout au long de la journée, la petite incertitude quant au retour dans la vallée ... le rêve du face à face avec la grandeur de la nature.
Une grande voie est souvent considéré comme telle à partir de 3 longueurs. Certaines peuvent atteindre jusque 20 longueurs. Parfois, on peut aussi parler de course, comme en alpinisme. Il s'agira moins de pas techniques, de placement du talon, et de ce pied main diabolique ; mais bien d'endurance et de résistance physique.

Cotation

Le système de cotation généralement utilisé en falaise et en salle est une échelle ouverte de difficulté allant aujourd'hui du 3 au 9ème degrés, eux-mêmes composés de trois lettres : a, b et c. Ainsi, la plus basse cotation est le 3 et la plus élevée, le 9b. Certaines voies comportent un + dans leur cotation ( 6b+, par exemple) permettant d'affiner encore plus la cotation.

Par contre, pour la pratique du bloc, une autre cotation est appliquée  :
Pour les parcours, les ouvreurs ont imaginés un système de couleurs qui permet de donner grossièrement l'échelle de difficulté (de jaune à noir). Y est ajouté une cotation globale du parcours, celle là même utilisée en falaise de plusieurs longueurs ou en montagne (de F à ABO). Puis, chacun des blocs est coté en suivant l'échelle de cotation existante (du 3 au 8c).
Du fait de la faible hauteur des rochers, l'échelle de cotation s'est décalée. Ainsi, à cotations égales, le bloc est plus difficile que la falaise. Par exemple, un 6a bloc peut correspondre à un 6c falaise.

Parcours           Bloc           Falaise         

Couleur           Cotations globales         Cotations           Equivalence

Jaune               F à PD+                             2 au 3+               3 à 4+

Orange            AD- à AD+                        3 au 5                  4+ au 5+

Bleu                 D- à D+                             4+ au 5+              5 au 6b

Rouge              TD- à TD+                        5 au 6b                6a au 7a

Blanc                ED- à ED+                        6a au 7b              6b au 8a

Noir                  ABO- à ABO                    6c au 8c               7a au 9a

Outre Atlantique, les grimpeurs américains utilisent une cotation du type M6. Attention à ne pas confondre cette échelle de cotation avec celle utilisée en Europe pour l'escalade mixte en montagne.

La montagne

Les plus hauts sommets des différents continents

Altitude (m)   Sommet     Continent                                    Massif

8 844  Everest                       Asie                                  Himalaya

6 959  Aconcagua                Amérique du Sud           Cordillère des Andes

6 194  McKinley                    Amérique du Nord         Massif de l'Alaska

5 895  Kilimandjaro              Afrique                             Vallée du grand rift

5 642  Elbrouz                      Europe                             Caucase

4 897  Massif Vinson            Antarctique                      Massif Sentinel

4 884  Pyramide Carstensz  Océanie                            Chaîne du Sudirman

4 810  Mont Blanc                Europe occidentale         Alpes

2 228  Mont Kosciuszko       Australie                           Great Dividing Range

Le mont blanc

Le mont Blanc s'élève au cœur du massif du Mont-Blanc et constitue le point culminant (à 4810m) de la chaîne des Alpes. C'est également le plus haut sommet d'Europe occidentale, ce qui lui vaut le surnom de Toit de l'Europe. Il se situe à cheval entre la France et l'Italie, au sud de Chamonix (département de la Haute-Savoie, 200 kilomètres à l'est de Lyon) et au nord-ouest de Courmayeur (vallée d'Aoste, 150 kilomètres au nord-ouest de Turin).

De nos jours, ce sommet accueille des milliers d'alpinistes et de touristes par an et est considéré faussement comme une ascension longue mais facile pour peu que l'on soit bien entraîné et habitué à l'altitude. Cette impression est renforcée par le fait que lorsqu'on se trouve à l'aiguille du Midi, par beau temps, le mont Blanc peut paraître comme « une aimable colline enneigée », 1 000 mètres plus haut. Cependant, chaque année, le massif du mont Blanc fait de nombreuses victimes et necessite l'intervention régulière du peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM)

La première ascension connue du sommet remonte au 8 août 1786 par Jacques Balmat et le docteur Michel Paccard, à l'instigation d'Horace-Bénédict de Saussure, lequel offrit une récompense pour sa première ascension, en pensant percer ainsi le mystère de la formation géologique des Alpes. Cet exploit, pour l'époque, a marqué les débuts de l'alpinisme tel qu'on le connaît aujourd'hui. Presqu'un an jour pour jour après, le scientifique entreprend de monter lui-même, avec 19 autres personnes, au sommet.

Le Cervin

Le Cervin est un pic pyramidal, à la forme reconnaissable entre toutes, et pour cette raison régulièrement utilisée à des fins publicitaires. Ses quatre faces se rejoignent à environ 400m en-dessous du sommet dans une pyramide sommitale, appelée "le Toit". Son sommet est une arête large d'environ deux mètres et longue de 250, sur laquelle se distinguent en réalité deux sommets : le sommet suisse, le plus à l'est, qui culmine à 4477,8 mètres d'altitude, et le sommet italien, légèrement plus bas (4476 m), sur la partie ouest de l'arête. Les deux sont séparés par une échancrure au creux de laquelle une croix a été posée en septembre 1901.

Les faces les plus célèbres sont les faces est et nord, visibles de Zermatt. La première, haute de 1000m, présente de grands risques de chutes de pierres, ce qui rend son ascension dangereuse. La face nord, haute de 1100m, est une des faces nords les plus dangereuses des Alpes, en raison notamment des risques d'éboulements et de tempêtes. La face sud, qui domine Breuil Cervinia, en Italie, est haute, elle, de 1350m. C'est la face qui offre le plus de voies. Enfin, la face ouest, la plus haute avec ses 1400m, est celle qui fait l'objet du moins de tentative d'ascensions. Entre la face ouest et la face nord se trouve aussi la face nord-nord-ouest, qui ne s'étire pas jusqu'au sommet mais s'arrête au Nez de Zmutt, sur l'arête du même nom. C'est l'itinéraire le plus dangereux pour l'ascension du Cervin. Il exsite aussi une face sud-sud-est, réputée être l'itinéraire le plus difficile de la face sud, qui aboutit au Pic Muzio, sur l'Epaule de Furggen.

Du fait de sa forme pyramidale, le Cervin est doté de quatre arêtes principales, par où passent la plupart des itinéraires d'ascension. L'arête la plus facile, celle qu'emprunte la voie normale, est l'arête du Hörnli (Hörnligrat en allemand) : elle se situe entre les faces est et nord, faisant face à la vallée de Zermatt

En 1865, après avoir essuyé un refus du guide italien, Jean-Antoine Carrel, qui rêve lui aussi de réussir la première ascension mais par l'arête italienne, le 12 juillet, Edward Whymper, Lord Douglas (touriste anglais rencontré sur la route) et Peter Taugwalder fils se rendent à Zermatt et décident d'engager le guide Peter Taugwalder père. Arrivés à l'hôtel du Mont-Rose, ils rencontrent le révérend Charles Hudson et son jeune et très inexpérimenté compagnon Douglas Hadow qui ont engagé le guide chamoniard Michel Croz pour eux aussi tenter cette première ascension. Les deux cordées décident alors d'unir leurs forces pour essayer de gravir ensemble l'arête du Hörnli (arrête nord-est). Le 14 juillet, la cordée des 7 hommes atteint le sommet vers 13h40. Dans la descente, Douglas Hadow glisse en renversant Michel Croz. Charles Hudson puis Lord Douglas ne parviennent pas à retenir la chute et sont à leur tour emportés. Par chance la corde se rompt, permettant ainsi à Edward Whymper, au guide Peter Taugwalder père et à Peter Taugwalder fils de ne pas être emportés à leur tour. Edward Whymper, très marqué par ce drame, ne tenta ensuite plus aucune première majeure.

L'Everest

Le mont Everest est le plus haut sommet du monde, dans la chaîne de l'Himalaya. Il est situé sur la frontière entre le Népal et le Tibet (Chine). En népalais, le sommet est appelé Sagarmatha (soit le front du ciel en sanskrit) et en tibétain, Chomolungma, Chomolangma ou Qomolangma (déesse de l'univers). Il ne s'agit toutefois pas (en terme absolu) de la plus grande montagne. Celle-ci est le Mauna Kea, totalisant 10 230 mètres de sa base (sous-marine) à son sommet.

Le mont Everest a deux voies d’ascensions principales, l'arête du sud-est par le Népal et l'arête du nord-est par le Tibet, ainsi que beaucoup d'autres itinéraires. Des deux itinéraires principaux, l'arête du sud-est est techniquement plus facile et est par conséquent l'itinéraire le plus fréquenté. Ce fut l'itinéraire emprunté par Edmund Hillary et Tensing Norgay en 1953 et le premier à avoir été reconnu parmi les quinze itinéraires[3] identifiés en 1996. Cependant, la décision d’emprunter cette première voie est due à des raisons politiques et non à des choix techniques puisque la frontière chinoise était fermée aux étrangers depuis 1949. Le 20 août 1980, Reinhold Messner (Italie) fut le premier à atteindre le sommet en solo et sans oxygène ni autre appui supplémentaire. Il enprunta l'itinéraire plus difficile du nord-ouest via le col Nord de la face nord et le Grand Couloir. Il réalisa toute l’ascension seul pendant trois jours depuis son camp de base à 6 500 mètres d’altitude. Cet itinéraire est reconnu comme le 8e itinéraire s'élevant au sommet.

La plupart des tentatives sont faites aux mois d’avril et mai avant la mousson d'été. À ce moment de l'année, un changement du jet stream réduit les vitesses moyennes de vent en haute altitude. D’autres tentatives sont réalisées après la mousson aux mois de septembre et octobre, mais la neige tombée pendant la mousson et une météo plus instable rendent l’ascension plus difficile.

Dès 1912, plusieurs tentatives d'ascensions ont été faites sur la montagne. 1924 - Ascension par une expédition anglaise - George Mallory et Andrew Irvine disparaissent sans que l'on sache s'ils ont atteint le sommet. 1952 - Expéditions suisses dirigées par René Dittert puis Gabriel Chevalley, comprenant notamment Raymond Lambert et Tensing Norgay - Exploration de la face sud népalaise (8 600 m). 1953 - La première ascension a été faite par une expédition anglo-néo-zélandaise dirigée par John Hunt. Le sommet est atteint le 29 mai par Edmund Hillary et le sherpa Tensing Norgay. Ils ont largement bénéficié de l'expédition précédente. Ils ont suivi le même itinéraire avec les mêmes sherpas. De plus, ils ont bénéficié d'un supplément de vivres et d'oxygène laissé par l'expédition précédente.

© 2025 Hard'N Rock. All rights reserved.

bottom of page